Bilan du stage « Familles » à MontBrun-les-Bains

Il y a des semaines qui passent. Et puis il y a des semaines qui restent et qui laissent des traces…
Celle-là, on sait déjà qu’elle restera longtemps, et pas que dans les jambes
Tout a commencé par 11 heures de route, le vendredi pour les uns, le samedi pour les autres vers le sud, vers la Provence, vers ce village niché entre lavandes et pierres blanches : MontBrun-les-Bains, au pied du géant du Vaucluse : le Mont Ventoux.
Une cinquantaine de personnes : des familles, des adultes, des enfants, des visages connus et d’autres qu’on allait apprendre à connaître, unies par une même envie : vivre quelque chose ensemble. Quelque chose de vrai.
Et quelque chose de vrai, c’est exactement ce qu’on a trouvé.
🚴
 
Les matins sur le vélo.
 
Les rendez-vous étaient donnés à 9h30, Place de la Fontaine avant que le soleil ne prenne toute sa place dans le ciel de Provence, on enfourchait les vélos.
Les jambes se réveillaient doucement, les conversations aussi. On pédalait, on soufflait, on rigolait. Et quelque part dans ces sorties matinales se dessinait, kilomètre après kilomètre, l’ombre d’un sommet qu’on n’osait pas encore tout à fait regarder en face : le Mont Ventoux.
 
Le Géant de Provence, il était là, au loin, blanc et impassible.
 
Ce géant de Provence qui fait peur rien qu’à entendre son nom. Ce sommet dont on avait lu les descriptions, vu les photos, imaginé les pentes et qui, pour beaucoup d’entre nous, semblait franchement hors de portée.
 
« Je ne suis pas sûr(e) d’y arriver », « Je n’ai pas le niveau », « Je verrais bien mais je n’y crois pas trop ».
Ces phrases, on les a toutes entendues en début de semaine, et pourtant…
 
Un total d’environ 450 kms et 7500m de D+
🏃
 
Les soirs appartenaient à la course.
 
Quand la chaleur retombait, on se retrouvait pour courir. Pas pour performer. Pas pour se battre. Pour avancer ensemble, pour dépasser la petite voix intérieure qui dit que c’est trop dur, qu’il fait encore trop chaud, qu’on a déjà bien assez donné dans la journée.
 
30 kms parcourus
☀️
 
Et entre les deux, la vie est douce.
 
Des après-midis piscine où le temps s’étirait comme une sieste. Des randonnées où les yeux ne savaient plus où regarder tant le paysage était généreux. Une après-midi aux thermes, les mains dans l’eau chaude, les esprits en paix. Des barbecues qui sentaient l’été et la liberté. Des apéros qui n’en finissaient plus parce que les discussions étaient trop bonnes pour qu’on pense à regarder l’heure. Des fous rires éclatant sans prévenir. Des sourires qui ne demandaient aucune raison d’être.
🏔️
 
Et puis il y a eu ce vendredi : le jour du Ventoux.
 
On s’est élancés par Sault, le versant le plus doux, et pourtant.
Les premiers kilomètres dans la forêt, la route qui monte sans jamais vraiment vouloir s’arrêter, les cuisses qui parlent, les poumons qui négocient. Et cette solidarité silencieuse qui s’installe naturellement dans les moments difficiles — un regard encourageant, une main sur l’épaule, un « allez, on y est presque » murmuré au bon moment.
Parce qu’il y a eu du dépassement de soi, ce vendredi. De celui qui ne fait pas de bruit mais qui change quelque chose à l’intérieur.
 
Et au sommet… il y a eu des larmes.
Des larmes qu’on n’avait pas vues venir. Des larmes qui disaient tout ce que les mots ne savent pas toujours dire : la fatigue vaincue, l’effort accompli, la fierté immense d’avoir tenu bon, d’être allé au bout. Chaque membre du groupe, sans exception, a posé les roues de son vélo sur ce sommet à 1912 mètres d’altitude.
Absolument tout le monde.
 
Quelle fierté ! Le Mont Ventoux vous appartient désormais 🏆
Et maintenant ?
 
11 heures de route retour. Le même trajet, la même distance — mais pas les mêmes personnes.
 
On repart avec des jambes qui ont souvenir de chaque col, avec des images plein les yeux, des comptes Strava échangés, avec des blagues que seuls ceux qui étaient là peuvent comprendre (et Dieu sait qu’il y en a des sacrées…). On repart avec ce lien particulier qui se tisse uniquement quand on a souffert, ri, transpiré et célébré ensemble.
On repart, surtout, avec cette conviction douce et solide que ce petit groupe est désormais soudé pour de bon.
Une semaine. Une cinquantaine de personnes. Un sommet. Et une infinité de bons souvenirs.
C’était le premier stage familles. Et quelque chose nous dit que ça ne sera pas le dernier. 😊
 
Alors… on remet ça l’année prochaine ? 👋
Merci à chacun et chacune d’avoir rendu cette semaine aussi belle.
 
Merci pour votre engagement, votre énergie, votre bonne humeur et votre humanité.
C’est vous qui avez fait ça. 🙏 💙🤍
 
Mention spéciale à Pascal, notre organisateur de l’extrême et notre travailleur de l’ombre qui a bossé comme un dingue en amont et durant cette semaine pour que tout se passe au mieux, merci !! 🫶
 
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À bientôt !! 👋🏽
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